Conditions d’accès

Archives publiques

Ces archives sont communicables à l'issue d'un délai de trente ans, à l'exception des dossiers concernant les bases aériennes encore en service, mettant en cause la défense nationale et donc communicables à l'issue d'un délai de soixante ans, à compter de la date de clôture de l'ensemble des dossiers concernant la construction et l'aménagement du site, tout comme les dossiers touchant les infrastructures de mise en œuvre de l'arme nucléaire.

Description physique

L'ensemble de ce fonds, qui constitue la sous-série 50 E, représente après traitement 133 mètres linéaires.

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Inventaire

Direction de l'Infrastructure de l'Air (1945-1994)

Dates

1945-1994

Présentation du contenu

Deux de ses domaines de compétence dominent la production archivistique de la DIA : la gestion du domaine de l'armée de l'air, d'une part, l'élaboration des programmes d'infrastructures de l'armée de l'air et la surveillance technique de leur réalisation, d'autre part. Les questions financières occupent quant à elles une place secondaire.

L'intérêt premier du fonds réside dans l'étendue géographique très large qu'il embrasse : la compétence de la DIA s'étend en effet sur les infrastructures aéronautiques militaires françaises implantées sur le territoire métropolitain, mais aussi outre-mer, notamment dans l'ancien Empire français.

Par ailleurs, les cinquante années sur lesquelles portent ces archives ont vu la création ou l'extension de l'essentiel des infrastructures aéronautiques françaises, puis leur adaptation aux nouveaux appareils, armes et technologies entrés successivement en service. Le fonds se prête donc autant à des recherches locales, portant sur un site donné, qu'à des recherches transversales sur l'évolution de l'armée de l'air.

Il faut encore souligner la présence de nombreux dossiers relatifs aux travaux d'infrastructure réalisés pour l'OTAN durant les années cinquante, à leur entretien, puis à leur cession à la France au départ des unités américaines.

TABLE DES SIGLES

Outre les sigles employés dans l'inventaire, sont développés dans cette table la plupart des sigles rencontrés dans les archives de la DIA.

AAV : Atelier assemblage vecteur

AÉF : Afrique équatoriale française

AEAA : Annexe de l'entrepôt de l'armée de l'air

AEMu : Annexe de l'entrepôt de munitions

AFN : Afrique française du Nord

AGL : Armement guidé laser

AIA : Atelier industriel aéronautique

AIA : Atelier industriel de l'air

ALAT : Aviation légère de l'armée de terre

AMB : Atelier magasin de base

AMR : Atelier de maintenance régional

AOF : Afrique occidentale française

APD : Avant-projet détaillé

APS : Avant-projet sommaire

ARAA : Atelier de réparations de l'armée de l'air

ASMP : Air sol moyenne portée

ATAR : Atelier technique aéronautique de Rickenbach, puis famille de réacteurs issue de cet établissement, puis de la SNECMA

BA : Base aérienne

BAGA : Bataillon allégé du génie de l'air

BAN : Base aéronavale

BCC : Bâtiment cadres célibataires

BCIAAA : Bureau central d'incorporation et d'archives de l'armée de l'air

BGA : Bataillon du génie de l'air

BOMAP : Base opérationnelle mobile aéroportée

BT : Basse tension

CADI : Centre annexe de détection et d'interception

CATA : Centre administratif territorial air

CATac : Commandement aérien tactique

CBA : Commissariat des bases de l'air

CCER : Centre de contrôle essais et réception

CCT : Centre de contrôle de trafic

CD : Chemin départemental

CDC : Centre de détection et de contrôle

CDI : Centre de détection des interceptions

CDS : Centre de détection satellite

CEA : Centre d'essais aéronautiques

CEA : Commissariat à l'énergie atomique

CEAA : Centre d'exploitation automobile de l'armement

CEIT : Compagnie d'équipement et d'installation des télécommunications

CEMO : Centre d'expérimentations militaires des oasis (Algérie)

CEMPN : Centre d'expertise médicale du personnel navigant

CERMA : Centre d'études et de recherches de médecine aéronautique

CESAR : Complexe d'exploitation semi-automatique de renseignements

CEV : Centre d'essais en vol

CFIA : Centre de formation des infirmiers de l'air

CFPEA : Centre de formation professionnelle des établissements de l'aéronautique

CFS : Côte française des Somalis

CGA : Commandement du génie de l'air

CICOA : Centre d'instruction des contrôleurs d'opérations aériennes

CIEES : Centre interarmées d'essais d'engins spéciaux

CILoM : Comité interarmées du logement militaire

CILoF : Compagnie immobilière pour le logement des fonctionnaires civils et militaires

CIMBE : Commission interministérielle chargée d'émettre un avis sur les opérations immobilières de l'État à l'étranger

CINBC : Centre d'instruction nucléaire biologique et chimique

CLA : Contrôle local d'aérodrome

CMARG : Centre mobilisateur air des réserves générales

CME : Contre-mesures électroniques

CNET : Centre national d'études des télécommunications

COAir : Centre d'opérations de l'armée de l'air

COB : Centre d'opérations de brigade

CODA : Centre d'opérations de la défense aérienne

COFAS : Centre d'opérations des forces aériennes stratégiques

COS : Centre d'opérations de secteur

COTAM : Commandement du transport aérien militaire

COZ : Centre d'opérations de zone

CPEMPN : Centre principal d'expertises médicales du personnel navigant

CRAT : Centre relais automatique télégraphique

CRI : Compagnie régionale d'infrastructure

CRILoM : Commission régionale interarmées des logements militaires

CRP : Control reporting point

CSM : Centre spécial militaire

CTA : Centre de transmissions air

CTAA : Commandement des transmissions de l'armée de l'air

DA : Détachement air

DAAJC : Direction des affaires administratives, juridiques et contentieuses

DAMA : Dépôt annexe du matériel aéronautique

DAMS : Dépôt d'armement et de munitions spéciales

DAT : Défense aérienne du territoire

DAV : Dispositif audiovisuel

DCEA : Direction centrale des essences des armées

DCMAA : Direction centrale du matériel de l'armée de l'air

DEA : Dépôt essence air

DEN : Direction des engins

DGA : Délégation générale pour l'armement

DIA : Direction de l'infrastructure de l'air

DirCAM : Direction de la circulation aérienne militaire

DIST : Division instruction scientifique et technique

DMAA : Direction des matériels de l'armée de l'air

DMSGA : Dépôt du matériel spécialisé du génie de l'air

DRMu : Dépôt régional de munitions

DSTGEO : Direction du service des travaux du génie en Extrême-Orient

DTAT : Direction technique des armements terrestres

DTCA : Direction technique des constructions aéronautiques

DTEn : Direction technique des engins

DTI : Direction technique de l'infrastructure Direction technique et industrielle

DTN : Double tonneau nouveau (hangar)

DTSG : Direction des travaux spéciaux du génie

EAT : Établissement aéronautique de Toulouse

EB : Escadron de bombardement

ECA : École du commissariat de l'air Établissement du commissariat de l'air

ECH : Escadron de câbles hertziens

ECMA : Entrepôt central du matériel aéronautique Établissement central du matériel aéronautique

ECTT : Escadron de chasse tout temps

EGCA : Établissement général du commissariat de l'air

EIA : Entrepôt de l'infrastructure de l'air

ELA : Escadron de livraison par air

EMBA : Entrepôt des matériels des bases aériennes

EMu : Entrepôt de munitions

ENICA : École nationale des ingénieurs de construction aéronautique

ENSAE : École nationale supérieure de l'aéronautique et de l'espace

EOR : Élèves officiers de réserve

EPNER : École du personnel navigant d'essais et de réception

ERALA : Escadron (ou escadrille) régional(e) d'aviation légère et d'appui

ERCA : Établissement régional du commissariat de l'Air

ERT : Escadron de ravitaillement technique

ERTA : Escadron régional de transports automobiles

ERTS : Escadron de ravitaillement technique spécialisé

ETAA : École des télécommunications de l'armée de l'air École technique de l'armée de l'air

ETIS : Ensemble technique d'instruction spécialisée

ETOM : Escadron de transport outre-mer

FAMAS : Fusil automatique de la manufacture d'armes de Saint-Étienne

FAS : Forces aériennes stratégiques

FNS : Forces nucléaires stratégiques

GALDiv : Groupe d'aviation légère divisionnaire

GAMD : Générale aéronautique Marcel Dassault

GATac : Groupement aérien tactique

GCA : Ground controlled approach Groupe central d'alerte

GE : Groupe électrogène

GEIT : Groupement d'équipement et d'installation des télécommunications

GERBAR : Groupement d'entreprises pour la reconstruction de la base aérienne de Rochefort

GERMAC : Groupement d'entretien et de réparation du matériel commun

GERMAS : Groupement d'entretien et de réparation des matériels spécialisés

GLAM : Groupe de liaisons aériennes ministérielles

GMMT : Groupe de maintenance des matériels techniques

GMS : Groupement de missiles stratégiques

GSS : Groupement spécial de sécurité

GTT : Groupe de transmissions tactiques

HDR : Hommes du rang

HT : Haute tension

ILS : Instrument landing system

MAAC : Module d'accès aux abris collectifs

MCAC : Military common area control

MGHAA : Magasin général d'habillement de l'armée de l'air

MGTA : Mission des grands travaux aéronautiques

MT : Moyens techniques

MTGTAI : Mission temporaire des grands travaux aéronautiques en Indochine

MVC : Magasin volant du commissariat

MaNat : Manœuvres nationales

NADGE : NATO air defense ground environnement

NBC : Nucléaire, biologique et chimique

NE : North-est ou Nord-Est

OACI : Organisation de l'aviation civile internationale

ONERA : Office national d'études et de recherches aérospatiales

OTAN : Organisation du traité de l'Atlantique Nord

PC : Poste de commandement

PCT : Poste central de tir

PMFAA : Personnel militaire féminin de l'armée de l'air

POL : Petroleum oil and lubricants

POR : Piste occasionnellement roulable

QFU : [Cap magnétique ou numéro de la piste en service d'un aérodrome]

QRA : Quick reaction alert

QRA : Quick reaction area

RAID : Relais automatique d'informations digitales

RFA : République fédérale d'Allemagne

RN : Route nationale

RSFTA : Réseau du service fixe des télécommunications de l'aéronautique

RTTD : Réseau télégraphique et de transmission de données

RaMoLo : Radar mobile lourd

RenAp : Rénovation de l'approche de l'aérodrome

SAACMA : Service automobile de l'administration centrale du ministère des armées

SAOM : Section Air outre-mer

SATRAPE : Système d'altimétrie tridimensionnel à poursuite électronique

SDIALO : Schéma directeur d'implantation des armées sur le littoral occidental

SDSA : Section défense sol-air

SDT/MA : Sous-direction technique/ matériels

SEA : Service des essences air

SEDocAr : Service d'édition et de documentation de l'armement

SEP : Situation de l'évolution du programme

SEPR : Société d'étude pour la propulsion par réaction

SFENA : Société française d'équipement pour la navigation algérienne

SHAPE : Supreme headquarters of the allied powers in Europe

SIAA : Service de l'infrastructure aéronautique de l'Algérie

SIPIAA : Section d'instruction préliminaire et d'information de l'armée de l'air

SITAF : Service interarmées des travaux aéronautiques français

SLC : Service local constructeur

SMAA : Service du matériel de l'armée de l'air

SMR : Station maître radar

SNB : Système de navigation et de bombardement

SNCAN : Société nationale de construction aéronautique du Nord

SNECMA : Société nationale d'étude et de construction de moteurs d'aviation

SPAR : Sheltered precision approach radar

SRE : Surveillance radar équipement

SSBS : [Système d'armes] sol-sol balistique stratégique

SSIA : Service de la surveillance industrielle de l'armement

SSIS : Section de sécurité incendie et de sauvetage

SSPAA : Service de sélection du personnel de l'armée de l'air

STB : Section de transmission de base

STBA : Service technique des bases aériennes

STEn : Service technique des engins [balistiques]

STNA : Service technique de la navigation aérienne

STRIDA : Système de transmission et de représentation des informations de défense air

STTE : Service technique des télécommunications et des équipements aéronautiques

SW : Sud-west

TACAN : Tactical air navigation

UG : Usage général

UMAT : Usine mobile aérotransportable

UMPOL : Unité mobile de production d'oxygène liquide

USAFE : United States air forces in Europe

VHF : Very high frequency

VLEP : Véhicule lourd d'extinction polyvalent

VOR : VHF omnidirectional radiorange

VRD : Voirie et réseaux divers

VSV : Vol sans visibilité

ZAM : Zone d'alerte missile

ZL : Zone de lancement

ZTO : Zone technique opérationnelle

ZTS : Zone technique spécialisée

Provenance

Ministère des Armées

Organisme responsable de l'accès

Vincennes

Bibliographie

Le service de l'infrastructure de l'air, Paris, SIRPA Air, 1989. (Cote SHAA : 4540)« La direction de l'infrastructure », Bulletin d'information air, n° 17-18, 1963. (Cote SHAA : P 774)Le service de l'infrastructure, CESA, 1965. (Cote SHAA : E 24975)Les services et les directions « air », documentation d'instruction n° 212, CESA, 1998.

Documents en relations

SOURCES COMPLEMENTAIRES

Le Service historique de l'armée de l'air conserve une part essentielle des sources relatives à l'infrastructure aéronautique militaire française. Mais, en raison du partage des responsabilités en la matière avec le ministère chargé de l'équipement et des transports (voir introduction), les fonds du SHAA sont à compléter par la consultation des archives de la direction générale de l'aviation civile, conservées par le Centre des archives contemporaines des Archives nationales, et des directions départementales de l'Équipement, conservées par les services d'archives départementales.

1- SERVICE HISTORIQUE DE L'ARMEE DE L'AIR

Les fonds conservés par le SHAA apportent des compléments aux archives de la DIA sous plusieurs aspects.

Les archives de l'Entre-deux-guerres (série B) et de la Seconde Guerre mondiale (série D) conservent les archives des services en charge de l'infrastructure aéronautique militaire antérieurs à la création de la DIA.

Les archives de l'État-major de l'armée de l'air et de l'administration centrale depuis 1945 (série E) permettent de replacer la construction et l'évolution des infrastructures aéronautiques dans le contexte plus large des missions de l'armée de l'air, de la mise en œuvre des moyens nécessaires à leur accomplissement et des orientations générales données par l'État-major. Les rapports des différentes inspections de l'armée de l'air (sous-séries 60 E, 65 E et 70 E) apportent un regard critique sur l'adéquation de ces infrastructures aux besoins de l'arme aérienne. Ce souci est également présent au niveau des commandements territoriaux (série F) ou organiques (série H), chargés d'exprimer les besoins en matière d'infrastructure.

Les documents émanant des bases aériennes, qu'elles soient implantées sur le territoire métropolitain (série F) ou en dehors (séries C et I), se font le reflet des réalisations effectives : ce sont principalement des plans, que peuvent venir compléter les photographies aériennes réunies par le CEIAA (sous-série 75 E) ou les photographies collectées par la photothèque du SHAA.

Les archives du bureau du génie (sous-série 24 E) et du commandement du génie de l'air (série H) témoignent quant à elles de l'activité de services constructeurs.

Enfin, les documents entrés par voie de don ou d'acquisition (série Z) et les témoignages oraux viennent apporter quelques compléments aux fonds évoqués ci-dessus, qui sont présentés suivant l'ordre des séries à l'intérieur du cadre de classement du SHAA.

SERIE B : ENTRE-DEUX-GUERRES

Rassemblant les archives, lacunaires, de l'aéronautique militaire puis de l'armée de l'air durant l'entre-deux-guerres, la série B conserve les archives des services qui ont précédé la création de la DIA.

1er bureau

À sa création, le premier bureau de l'EMAA se vit confier pour mission la dotation en personnel et les effectifs de l'armée de l'air, la législation, le budget et la mobilisation, l'aviation coloniale, mais aussi l'organisation de l'armée de l'air en temps de paix et de guerre, notamment en matière d'implantation territoriale.

2 B 10 Création de la base aérienne d'Orly 1936

Rapport d'inspection 1939-1940

2 B 11-15 Organisation, fonctionnement et rapport d'inspection des bases écoles, centres d'instruction, bases aériennes de l'intérieur 1933-1940

2 B 20 Création des centres d'hébergement destinés aux permissionnaires 1939-1941

4e bureau

Le quatrième bureau de l'EMAA consacre son activité au fonctionnement des services de ravitaillement et de transport, ainsi qu'aux terrains et infrastructures aéronautiques.

2 B 153 Infrastructure générale des terrains (cartes) 1932-1940

2 B 154-160 Terrains s.d.

Direction des travaux et installations

Créée par décret le 5 mars 1934, la direction des travaux et installations de l'armée de l'air, échelon central de l'organisme qui devint au fil du temps la DIA, était en charge des travaux d'infrastructures militaires.

3 B 10 Travaux et organisation pour l'infrastructure aérienne 1933-1940

3 B 11 Travaux d'infrastructure, équipement technique des aérodromes et casernements d'aviation 1932-1939

SERIE C : PRESENCE AERIENNE FRANÇAISE HORS METROPOLE

La série C rassemble les archives émanant des forces aériennes françaises stationnées dans les anciennes colonies françaises (hormis l'Algérie, en série I) et les territoires et départements d'outre-mer, ainsi que sur les théâtres d'opérations extérieures.

Sous-série 1 C : Forces aériennes françaises au Levant

La présence française au Levant se renforce à la fin de l'année 1918, puis, après l'intermède de l'indépendance syrienne, la France reçoit en 1920 un mandat de la Société des Nations sur la Syrie et le Liban. Créé le 1er octobre 1923, le 39e régiment d'aviation, puis la 39e escadre, fut indissociable du Levant jusqu'en 1939, date à laquelle il est intégré dans les forces aériennes françaises d'outre-mer. Les troupes françaises quittent définitivement le Levant en 1946.

Etat-major air Levant

1 C 8 Infrastructure 1922-1945

1 C 33 Plan de défense de bases s.d.-1941

Sous-série 2 C : Forces aériennes françaises au Maroc

Après sept ans de conflit avec l'Allemagne, la France se voit reconnaître un protectorat officiel sur le Maroc en 1912. Si le premier avion français atterrit sur le sol marocain en 1911, il faut toutefois attendre 1923 pour que soit constitué le 37e régiment d'aviation, basé à Rabat. Au cours du second semestre 1940, la présence aéronautique française sur le territoire marocain se répartit sur 11 bases principales. Ralliée aux forces alliées, l'aviation française au Maroc, renforcée par les avions venus de métropole et des forces américaines, contribue dès 1943 à l'effort de guerre. Le pays devient alors le principal point de regroupement en Afrique du Nord. De 1945 à 1961, trois types de bases coexistent au Maroc : bases aériennes, bases - écoles et participations aux bases de l'US Air Force.

2 C 46-47, 49 Inspection, défense de base 1946-1959

2 C 57 Réalisations immobilières 1950-1957

2 C 58-89 Bureau infrastructure. - Travaux, documentation, plans de masse 1943-1961

2 C 148, 178, 215 Infrastructures des bases 1946-1960

2 C 314, 415, 429

2 C 431, 487

Sous-série 3 C : Forces aériennes françaises en Tunisie

Protectorat français depuis 1883, la Tunisie reçoit une première escadrille sur son sol en 1916. La structure de l'aviation française ne se stabilise qu'en 1936, avec la création de la 25e escadre de bombardement et de la 9e escadre de chasse. En 1956, l'indépendance de la Tunisie réduit à la seule base aéronavale de Bizerte la présence française, jusqu'en 1963.

Etat-major d'Air Tunisie, bureau infra

3 C 510-511 Généralités, organisation et fonctionnement des services d'infrastructures, programmes et financements de travaux, marchés, exécution des travaux 1952-1961

3 C 511-512 Documentation, plans de masse, fiches aéronautiques 1949-1959

3 C 513 Classification et affectation de terrains 1942-1955

Unités d'Air Tunisie

3 C 521, 538, 562, 584, 646-651 Infrastructure locale 1949-1962

Sous-série 4 C : Présence aéronautique française en Indochine

La création d'une escadrille d'observation au Tonkin constitue le premier pas de l'aéronautique en Indochine, suivie quelques mois plus tard par une deuxième escadrille, en Cochinchine. L'aéronautique militaire d'Indochine se développe rapidement et compte 5 bases principales en 1939. En mars 1945, le coup de force japonais sonne le glas de l'aviation militaire française d'avant-guerre. Recréé en septembre 1945 pour permettre la reprise en main du territoire, le commandement de l'air en Indochine disparaît après le cessez-le-feu du 11 août 1954. La présence française perdura toutefois sous la forme de missions militaires.

Cabinet

4 C 657 Service et direction de l'infrastructure 1946, 1956

4 C 657 Direction de l'aéronautique civile 1946

4 C 663 Organisation générale et infrastructures des bases aériennes principales 1950-1955

État-major d'Air Indochine

4 C 668 Périmètres des bases 1952

4 C 676 Infrastructure 1954

2e bureau

4 C 850-851 Infrastructure, terrains 1952-1954

3e bureau

4 C 929-932 Défense des bases 1949-1956

4 C 1062 Construction du radiophare de Seno, projet de station-radar 1951-1954

4 C 1066, 1078 Infrastructure du service de la circulation aérienne et du service météorologique 1953-1956

4 C 1125-1164 Bureau infrastructure et services constructeurs 1932-1957

Centre administratif de l'air 217

4 C 1171 Infrastructure 1948-1952

4 C 128, Direction de l'infrastructure aéronautique 1935-1956

2342-2498

GATAC Nord

4 C 1399 Album des terrains 1931-1954

4 C 1437-1438 Infrastructure 1953-1954

GATAC Centre

4 C 1495 Commandement. - Infrastructure 1953-1954

4 C 1496 3e bureau. - Documents de base, bases principales, aérodromes civils et hydrobases 1954

GATAC Sud

4 C 1561 Infrastructure. - Généralités, bases principales, casernes et cantonnements 1952-1954

Sous-groupement des moyens militaires de transport aérien - Infrastructure

4 C 1236 Terrains, aérodromes, logement 1947-1951

4 C 1306 Divers 1953-1955

Bases aériennes et unités

4 C 1712, 1715 Défense de la base aérienne de transit 190 Bach Mai 1950-1954

4 C 1852 Défense de la BA 192 Bien Hoa 1951-1956

4 C 1912 Infrastructures de la compagnie de l'air 2/192 1952-1954

4 C 1692 Infrastructures de la BA 199 Cap Saint-Jacques 1955

4 C 1697 Logements, compagnie de l'air 2/199 1955-1956

4 C 1676-1677 Défense de la BA 198 1951-1954

4 C 1666 Défense de la BA 197 Gialam 1951-1954

4 C 1662 Plan de masse du détachement de base aérienne 5/196 Seno 1953-1954

4 C 1806 Infrastructures du bataillon de l'air 1/191 Tan-Son-Nhut 1954-1956

4 C 1568 Plan de masse de la BA 193 Tourane 1952-1954

4 C 1572 Bâtiments transmissions de la BA 193 1950-1955

4 C 1575 Infrastructures de la BA 193 1950-1955

4 C 1963 Infrastructures de la compagnie de transport auto 30/374 1954

4 C 1965 Besoin en surfaces couvertes à Cat-Bi 1953

4 C 1971 Infrastructures des détachements de la compagnie de transmissions air n° 812 1953-1956

4 C 1999 Infrastructures de la compagnie de transmission air n° 814 et de détachements 1951-1954

4 C 1939 Ateliers et bâtiments techniques du parc 18/192 1955-1956

4 C 1950 Infrastructures du parc 18/195

Mission militaire française près le gouvernement vietnamien 1951-1953

4 C 2040 Logement des cadres de la base aérienne tactique n° 1 1955-1956

Études et conférences sur l'Indochine

4 C 2147 Historique des forces aériennes en Indochine depuis 1953 : infrastructure 1953-1954

sous-série 5 C : Afrique occidentale française

L'Afrique occidentale française (AOF) est constituée des états africains colonisés par la France entre 1895 et 1919. Premier terrain en AOF, Thiès conserva jusqu'à la décolonisation le rôle de point d'appui du dispositif français dans la région. Les unités relèvent du commandement de l'air, transféré de Ouakam à Dakar suite à l'invasion de l'Éthiopie par l'Italie. Après 1945, le dispositif est centré sur Dakar, avec l'appui de quatre autres bases principales : Atar, Bamako, Gao, Thiès. Effectif en 1960, le transfert de souveraineté s'effectue sans pour autant que la présence française ne s'estompe avant 1965, la France ne conservant plus alors qu'une importante «participation air » à Dakar.

Gouverneur du Sénégal

5 C 2338 Travaux publics, domaine Vers 1950

5 C 2339 Infrastructure Vers 1950

Bases aériennes

5 C 2241 Infrastructures de la BA 160 Ouakam 1946-1959

5 C 2243 Infrastructures de la BA 161 Thiès 1946-1959

5 C 2232 Infrastructures de la BA 162 Bamako 1942-1959

5 C 2236 Plan de masse de la BA 163 Gao s.d.

5 C 2230 Infrastructures de la BA 164 Atar 1957-1965

5 C 2233 Plan de masse de la BA de Bobo-Doulasso 1956

5 C 2235 Implantation de pistes à la BA de Fort Trinquet 1957

5 C 2237 Infrastructures de la BA de Labé 1946

5 C 2239 Infrastructures de la BA de Niamey 1960

5 C 2242 Implantation des bâtiments de la BA de Tessalit 1960

sous-série 6 C : Afrique équatoriale française

La présence aéronautique française en Afrique équatoriale française (AEF) débute en 1930, année qui vit la constitution d'une première escadrille, à Bangui. Cette ville est, avec Brazzaville, le pôle principal de l'aéronautique française en AEF. Les forces aériennes d'AEF sont constituées en avril 1943 d'un état-major à Brazzaville, d'un bataillon de l'air à Bangui et de trois détachements à Fort-Lamy, Douala et Pointe-Noire, d'une escadrille à Fort-Archambault et d'une escale à Yaoundé. Au moment de l'indépendance de l'AEF, en 1960, l'aéronautique militaire française est toujours présente sur les bases de stationnement de Pointe-Noire, Brazzaville Maya-Maya, Bangui et Fort-Lamy, ainsi que sur les bases d'opération de Douala et de Fort-Lamy.

6 C 2267 Album de photographies des bases et terrains d'opérations 1955-1958

6 C 2274 Infrastructures de la BA 170 Brazzaville Maya-Maya 1947-1959

6 C 2275, 12117 Infrastructures de la BA 171 Bangui 1949-1966

6 C 2276, 19398-19399 Infrastructures de la BA 172 Fort-Lamy 1958-1975

6 C 2277 Infrastructures de la BA 173 Pointe-Noire 1952-1959

6 C 2278 Infrastructures de la BA 174 Douala s.d.

6 C 2279 Infrastructures de la BA de Libreville 1957-1970

Sous-série 7 C : Afrique orientale française (AOrF)

Par décision ministérielle du 19 février 1929, une escadrille coloniale voit le jour à Madagascar. La présence aéronautique française à Madagascar, renforcée lors de la constitution des forces aériennes françaises libres en AOrF, se composait en 1948 d'appareils sur la base d'Ivato et de détachements à Diego Suarez, Tananarive, Tuleau et Majunga. Après l'indépendance de Madagascar en 1961, il subsista néanmoins une collaboration avec les Français sur la base d'Ivato jusqu'au 31 août 1973, date de l'accession au pouvoir de Gabriel Ramanantsoa et du départ des forces françaises pour La Réunion.

7 C 2295 Infrastructures de la BA 181 d'Ivato 1944-1947

7 C 2296 Aménagement du terrain de Majunga 1948

Sous-série 8 C : Côte française des Somalis

L'aéronautique ne doit sa présence dans cette région qu'à la volonté du ministère des colonies. Implantée en 1933 à Djibouti, l'aéronautique militaire s'installa également à Noceto en 1935, l'importance stratégique de Djibouti s'accroissant du fait des tensions italo-éthiopiennes. L'armée de l'air, basée de nouveau uniquement à Djibouti après la Seconde Guerre mondiale, reste depuis fidèle à ce lieu. Depuis l'indépendance du territoire en 1977, cette présence perdure dans le cadre d'un accord de coopération.

8 C 2303, 12048 Infrastructures de la BA 188 Djibouti 1947-1977

Sous-série 10 C : Forces aériennes françaises outre-mer

Outre les forces aériennes de souveraineté stationnées dans les territoires et départements d'outre-mer, la France conserva après la décolonisation une force de présence aéronautique dans certains pays d'Afrique, en vertu d'accords bilatéraux.

10 C 11766, 22899 DA 160 Ouakam : plans de masse, travaux, sécurité 1974-1999

10 C 19441 BA 181 Saint-Denis (Réunion) : plans de masse, programme des travaux neufs 1969-2001

10 C 2332, 20004 BA 185 Hao (Polynésie française) : plans de masse 1969-1984

10 C 13509, 20007 Participation du service de l'aviation civile aux frais de fonctionnement et d'entretien de l'aérodrome de Hao 1981-1993

10 C 12048 DA 188 Djibouti : plans de masse, programme des travaux neufs 1977-1998

10 C 20004 BA 190 Faaa : plans de masse, programme des travaux neufs 1980-1998

10 C 19727 Commandement des forces aériennes aux Antilles-Guyane n° 00.375 : programme des travaux neufs.

Aérodrome de Pointe-à-Pitre et de Cayenne-Rochambeau : plans de masse 1972-1979

Sous-série 11 C : Affaire de Suez

Pendant le conflit, les appareils de l'armée de l'air stationnaient à Tymbou et Akrotitri, sur l'île de Chypre. Après l'intervention de l'ONU, les forces franco-anglaises, prépositionnées dès l'été 1956, évacuent les bases durant l'été 1957.

11 C 2319 Infrastructure des bases et classification des terrains des pays avoisinants 1956

SERIE D : SECONDE GUERRE MONDIALE

Sous-série 1 D : Grand quartier général aérien

1 D 40 Aménagements de terrains d'aviation pour les forces aériennes britanniques 1939-1940

1 D 46, 50 Camouflage des bases aériennes, équipement et aménagement des établissements et terrains, désignation des terrains, liste des plates-formes 1939-1940

Sous-série 2 D : Unités et services de l'armée de l'air, 1939-1940

2 D 16 Hangars, abris, équipement des bases opérationnelles de la 1re région aérienne 1939

2 D 26 Répertoire, aménagement et plans de plates-formes de la zone d'opérations nord 1939-1940

2 D 36 Pistes, plans d'occupation des bases d'opérations, installation et réparation de plates-formes de la zone d'opérations Est 1939-1940

2 D 41 Instruction relative à la révision des plans de masse et à l'organisation des travaux sur les bases ; aménagement des terrains de la zone d'opérations aériennes « Alpes » 1939-1940

2 D 74 Étude sur l'infrastructure de la 5e armée mai 1940

2 D 108 18e corps aérien. - Plans de défense et de cantonnement 1940

2 D 125 Secteur de l'air 4. - Plates-formes, terrains, immeubles 1940

2 D 139 Secteur de l'air 13. - Infrastructures 1940

2 D 145 Plans d'infrastructures de terrains s.d.

2 D 151-161 Terrains fréquentés par les compagnies de l'air 1939-1940

Sous-série 3 D : Secrétariat d'État à l'aviation et secrétariat général à la défense aérienne

Cabinet militaire

3 D 5 Construction d'une base d'essais provisoire pour hydravions sur le lac Léman 1943

3 D 26 Construction, travaux sur les bases et terrains 1940-1944

3 D 99 Installations et locations de logements au profit du personnel de l'armée de l'air 1940-1944

3 D 123-125 Rapports d'inspection des bases, dépôts, ateliers industriels de l'air, magasins et parcs régionaux de métropole, d'Afrique du Nord et du Levant 1940-1942

3 D 129 Direction technique et industrielle 1940-1942

Etat-major de l'armée de l'air

3 D 456 Terrains et bâtiments 1941-1942

Cabinet civil

3 D 501 Direction de l'infrastructure 1940-1943

3 D 501 Direction de l'aéronautique civile 1940-1943

Commission Générale

3 D 516 Infrastructure s.d.

Sous-série 4 D : Forces aériennes libres et forces alliées

Le 1er juillet 1943, la mise en place du commandement de l'aviation française, sous l'autorité du général Bouscat, entraîne la réunion de toutes les forces aériennes françaises, Forces aériennes françaises libres formées dès l'été 1940 et forces aériennes françaises stationnées en Afrique du Nord. À la fin de l'année 1943, les forces aériennes françaises stationnaient en Grande-Bretagne, en Algérie, en Tunisie, au Maroc, en Corse, au Moyen-Orient, en AOF, en AEF et en AOrF. Après le débarquement allié en Normandie puis en Provence, l'état-major général quitte Alger pour Paris en septembre 1944, prélude d'une réorganisation plus profonde. Ainsi, le 1er corps aérien français, ex-Forces aériennes françaises du Rhône et du Rhin, est officiellement créé à Besançon le 1er décembre 1944.

Etat-major général de l'armée de l'air

1er bureau

4 D 4 - Génie de l'air 1943-1945

4 D 10 - Infrastructure 1943-1945

4 D 43 3e bureau « Infrastucture » 1942-1944

Forces aériennes du Rhône et du Rhin

4 D 104 1er corps aérien français/ 3e bureau « Infrastructure » 1944-1945

Commandement des services français

4 D 113 Secteur Air n° 1. - Infrastructure et stationnement 1944-1945

4 D 122 11e brigade de bombardement moyen/ 1er, 3e, 4e bureaux. – Infrastructure 1944-1945

Secteurs de l'air, parcs

4 D 182 Secteur de l'air n° 3 1943

4 D 182 Parc dépôt de campagne 1945

SERIE E : ADMINISTRATION CENTRALE DE L'AIR DEPUIS 1945

Sous-série 00 E : État-major de la défense nationale et État-major des forces armées

E 3089 Secrétariat général à l'aviation civile et commerciale 1945-1951

Sous-série 02 E : Cabinet militaire

E 2930-2935 Conseil supérieur de l'infrastructure et de la navigation aérienne 1949-1961

E 2935-2940 Conseil supérieur des travaux de l'air. - Infrastructures, budget, expertises 1947-1966

E 2941-2954 Bases aériennes, aérodromes, ateliers de réparations 1946-1961

E 2996-3001 Inspections de l'IGAA en France 1946-1961

Présence française outre-mer

E 2969, 2971, 2973-2974, 2976-2977, 2979-2981 Infrastructures en Afrique 1945-1961

E 2982 Infrastructures aux Antilles et en Nouvelle-Calédonie 1949-1958

E 2989 Infrastructures en Indochine 1947-1955

E 3002-3006 Inspections de l'IGAA outre-mer 1947-1960

Sous-série 0 E : Cabinet du chef d'État-major de l'armée de l'air

E 4306-4308, 36171 Inspections des bases par l'ITAA 1962-1979 1992-1993

E 4298, 17279 Généralités concernant l'infrastructure de l'armée de l'air 1962-1972

E 4298 Programmes de travaux 1964-1968

E 4273, 4299, 17271, 17278, 36170 Travaux d'infrastructure sur les bases aériennes et transmissions 1956-1990

E 36230 Organisation et attributions de la DIA 1955-1980

E 36234 École de l'air. - Infrastructures 1980-1991

Sous-série 1 E : 1er bureau (organisation)

E 978 Service infrastructure 1946-1967

E 3256 Génie de l'air 1944-1966

E 3931, 3968, 3975 Équipes mobiles de monteurs de hangars, compagnie régionale d'infrastructure 1950-1961

Sous-série 2 E : 2e bureau (renseignement et relations extérieures)

En charge des relations avec l'étranger, le 2e bureau de l'état-major de l'armée de l'air ouvre des dossiers de renseignement pour chaque pays, apportant notamment des éléments sur l'infrastructure aéronautique étrangère : un inventaire dactylographié permet d'accéder à ces informations.

Division renseignements

E 11362-11383, 16860-16865 Infrastructure des terrains d'Indochine, d'Afrique du Nord et des pays de l'Est : photographies 1938-1967

Sous-série 3 E : 3e bureau (emploi)

E 357 Généralités 1947-1965

E 2490 Terrains 1946-1965

E 358 Génie de l'air 1950-1965

E 1450 Champs de tir 1947-1963

E 2458 Infrastructures en Allemagne (zone occupée) 1946-1964

E 2341 Infrastructures de la 5e région aérienne 1945-1960

Sous-série 5 E : Bureau législation

E 28290 Infrastructure, domaine, logements 1961-1969

Sous-série 8 E : Bureau des programmes de matériel

E 20088-20089 Division télécommunication. - Infrastructure 1964-1972

Sous-série 10 E : Bureau assistance technique

E 16779-16793 Infrastructure pour les pays suivants : Maroc, Niger, Sénégal, Tchad, Tunisie, Venezuela, Zaïre, Algérie, Belgique, Cameroun, Cambodge, Laos, Côte d'Ivoire, Dahomey, Djibouti, Émirats Arabes Unis, Équateur, Espagne, Gabon, Grèce, Haute-Volta, Irak, Koweït, Libye 1976-1978

Sous-série 14 E : Bureau des plans logistiques

E 1348 Infrastructure 1949-1954

Sous-série 15 E : Bureau des plans d'emploi

E 2063 Infrastructures SHAPE, classification des terrains et plan radar 1948-1952

Sous-série 17 E : Bureau des plans généraux (BPG)

En charge des études relatives au plan d'évolution de l'armée de l'air compte tenu des missions de celle-ci, de ses ressources et des engagements souscrits dans le cadre des alliances, le BPG accorde une large place à l'inspection des bases et services. À ce titre, et au vu de l'importance de l'infrastructure dans la bonne marche de l'armée de l'air, les rapports y consacrent une large part.

E 12286-12287 Génie de l'air 1957-1968

E 12296-12297, 12299, 19911-19914, 23983 Réunions sur l'organisation et le personnel 1956-1977

E 12282-12285, 19915-19917, 23984-23995, 27895-27909 Programmes, budget et marchés 1961-1985

E 12256-12281, 12288-12295, 12300, 12317, 19918-19940, 23996-24014, 27910-27947, 32235-32238, Infrastructure 1952-1987

E 12301-12306, 12311-12316, 19941, 32233-32234, 32237 Domaine militaire immobilier 1950-1990

Sous-série 24 E : Section, puis bureau Génie

E 2067-2069 Accords techniques, terrains, comptes rendus de réunions 1946-1960

Sous-série 30 E : Direction centrale du matériel de l'armée de l'air

E 18926-18928 Conservation du domaine 1952-1974

E 7215-7344, 18928-18940 Infrastructure. - Généralités, dossiers par base 1946-1976

E 7425, 7428 Aviation civile et commerciale 1957-1961

Sous-série 60 E : Inspection générale de l'armée de l'air

Les rapports d'inspections de bases, unités, régions, subdivisions et de tout autre organisme effectuées par l'IGAA abordent en règle générale la question de l'infrastructure. L'inventaire de cette sous-série dispose d'un index des noms de lieux et de services.

Sous-série 65 E : Inspection du commissariat et de l'administration de l'armée de l'air

E 30918-30922, 34042-34056 Rapports d'inspection sur différentes bases et établissements 1956-1989

Sous-série 70 E : Inspection technique de l'armée de l'air

E 1201-1211, 21363-21367 Rapports d'inspection outre-mer 1947-1994

E 1212-1245, 21348-21362 Rapports d'inspection sur le territoire métropolitain 1947-1994

Sous-série 80 E : Centre de transmission de l'administration centrale de l'armée de l'air

E 2074 Infrastructure 1951

Sous-série 75 E : Centre d'exploitation et d'interprétation des images de l'armée de l'air

Les couvertures photographiques aériennes réalisées par l'armée de l'air depuis la fin des années trente et centralisées par ce service permettent de suivre l'évolution de l'infrastructure aéronautique française, en métropole et outre-mer.

Sous-série 85 E : École supérieure de guerre aérienne ; Centre d'enseignement supérieur aérien

Parmi les mémoires et thèses des élèves du CESA réalisés dans le cadre de leur scolarité, figurent des travaux sur l'infrastructure de l'armée de l'air.

Sous-série 90 E : Centre d'enseignement et de recherches de médecine aéronautique

E 1804 Infrastructure 1952-1956

SERIE F : ÉLEMENTS TERRITORIAUX EN FRANCE

Rassemblant les archives des éléments territoriaux de l'armée de l'air, la série F conserve de nombreux documents relatifs aux infrastructures des bases aériennes : programmes de travaux, plans de masse, rapports d'inspection des installations, etc.

2e subdivision aérienne

F 8936-8939 Terrain d'Agen et ses pistes annexes 1939-1940

1re région aérienne

F 8904 Programmes de travaux 1962

2e région aérienne

F 8922 Notice technique de plates-formes 1939

Bureau infrastructure

F 28208-28213 Aérodromes 1968-1978

F 28213 Construction d'un pont entre Saint-Nazaire et Saint-Brévin 1971

F 28213 Réseau électrique aérien 1971-1979

4e région aérienne

Etat-major

F 5962 Champs de tir 1951-1972

F 6121 Installation de la zone de défense aérienne Sud sur le terrain d'Aix-les-Milles 1961-1963

F 25464 Rétrocession de la base de Bou-Sfer 1965-1971

F 6265, 6272, 6274 Infrastructure de base 1958-1968

F 25489-25492 Installations des transmissions sur les bases aériennes 1955-1976

F 6090-6099, 12889 Inspections. - Évaluations des bases aériennes 1958-1974

Bureau infrastructure

F 12796-12813, 20296-20308 Minutiers départ classé et non classé 1963-1974

F 6234 Procès-verbaux de réunions 1966-1973

F 6234 Organisation 1967

F 25372 Rapports du chef d'état-major 1977-1978

F 6234, 12814-12823, 12828-12830 Travaux 1960-1974

F 12824-12827 Élaboration du programme de travaux neufs 1963-1974

F 25379-25385 Travaux neufs : dossiers des bases aériennes, directives 1972-1978

F 25386-25394 Grosses réparations 1975-1978

F 25395-25398 Améliorations mineures 1975-1978

F 25399-25401 Entretien propriétaire 1975-1978

F 6234 Domaine 1968-1973

F 12831 Réquisitions immobilières 1951-1968

F 6234, 25372-25378 Logement, gestion du parc 1963-1978

F 6234 Personnel 1972-1973

Terrains

F 6539-6575 Dossiers de terrains s.d.

Bases aériennes

Les archives des bases aériennes sont riches de documents relatifs à leur infrastructure, en particulier des plans de masse et des programmes de travaux. Elles sont décrites dans les volumes 6 à 12 de l'inventaire de la série F, par ordre alphabétique des noms des lieux d'implantation des bases.

SERIE H : GRANDS COMMANDEMENTS

Les commandements, en charge de la mise en œuvre des forces aériennes, exercent leur autorité sur les unités.

1er CATAC

E 9600 Infrastructures du groupement de contrôle tactique aérien 1953-1955

E 9727 Infrastructures de la compagnie de transmission tactique 4/72 1950

E 9872 Infrastructures des moyens généraux 40/520 1966

FATAC/1re région aérienne

H 32236 BA 136, BA 521. - Infrastructures 1975

H 10898 BA 521 Friedrichshafen. - Infrastructures 1958-1967

H 9747, 9753, 9774, 9778, 9793, 9805, 10898, 32236, 32361 Bases aériennes d'Achern, Berlin-Tegel, Bremgarten, Stetten, Bôttingen, Friedrichshafen, Toul-Rosières. - Infrastructures 1948-1984

H 32341-32342 Inspection technique 1974-1986

Défense aérienne du territoire

H 9971 Commandement 1950-1958

H 9981, 9983 Zones de défense aérienne 901, 902. - Infrastructures 1952-1958

H 10056 Secteur de défense aérienne 921, 932. - Infrastructures 1953-1958

H 10096 Secteur de triangulation radiogonométrique 2/902. - Infrastructures 1950-1957

H 10160 Commandement du réseau de câbles hertziens 90/900. - Infrastructures 1957-1959

H 10059 Centre d'opérations de secteur 921. - Installation de sécurité aérienne 1955-1956

H 9991 Station-maître radar. - Infrastructures 1958

Commandement air des forces de défense aérienne

H 10175 Division opération. - Infrastructure 1968

H 10196 Infrastructure 1950-1954

H 10206 Groupement de défense n° 501. - Infrastructures 1953-1955

H 10219, 10240 Groupes d'artillerie de l'air n° 502, 504. - Infrastructures 1952-1956

H 10257 Centre d'instruction de la défense des bases n° 345. - Infrastructures 1951-1956

Forces aériennes stratégiques

H 29403-29412 Infrastructure : études générales et par base 1961-1973

Commandement du transport aérien militaire

H 12402 Transmission. - Infrastructure 1962-1967

Commandement des écoles de l'armée de l'air

H 13151-13161 Infrastructure des bases-écoles 1962-1972

H 13162 Études, programmes, travaux 1966-1974

Commandement du génie de l'air

En charge des études, des travaux de création et d'entretien ainsi que de la gestion domaniale des établissements étrangers au fonctionnement des bases aériennes depuis 1951, les services du génie de l'air travaillent par conséquent en collaboration permanente avec la DIA. Les unités du génie de l'air ont par ailleurs l'entière responsabilité des opérations en temps de guerre.

H 10323 Organisation 1950-1951

H 10323 Personnel, effectifs 1950-1980

H 10323 Instruction, opérations 1963

H 24096-24182, 24931-24941, 30948-30969 Minutiers 1966-1982

H 5451-5452, 11641, 23490, 37162-37172 15e régiment du génie de l'air 1966-1989

H 5453, 11642, 19695, 22327, 37173-37205 25e régiment du génie de l'air 1966-1990

H 5454, 12111-12113 35e bataillon du génie de l'air 1970-1978

H 5455, 14476, 19696, 21323, 28214 45e régiment du génie de l'air 1955-1990

H 5457 115e compagnie de marche du génie de l'air 1966-1971

Commandement des éléments air de l'aviation d'observation d'artillerie

H 10260 Domaine

SERIE I : ALGERIE 1953

La série I rassemble les archives de la présence française en Algérie de 1945 à la fin de la guerre, en 1962.

État-major de la 5e région aérienne et du commandement de l'air en Algérie

I 6 Quartier général : programme de travaux 1955-1957

I 14 Sous-chef logistique. - Infrastructure 1959-1962

I 268 3e bureau. - Installations et terrains 1960-1963

I 275 Bureau transmission. - Programme de travaux 1949-1963

Bases aériennes

I 797, 853-854, 1008, 1011, 1044, 1124-1126, 1167, 1232-1235, 1240-1245 Infrastructures des bases aériennes suivantes : Alger Maison-Blanche n° 149, Alger ville n° 210, Batna n° 143, Blida n° 140, Bougie, Biskra n° 212, Bir-Rabalou, Boufarik n° 142, Djidjelli, Kenchela, La Reghaia n° 146, Mecheria, Négrine, La Senia n° 141, Ouargla n° 215, Oued Hamimim n° 216, Philippeville, Setif, Tebessa, Telergma, Thiersville, Tiaret, Tindouf, Zenata 1946-1962

Bureau infrastructure

I 349-353 Organisation générale, sécurité, financement, programme, matériels, répertoire des terrains, plans de masse, documentation, albums de photographies 1954-1964

I 354-368 Minutiers 1958-1964

Unités

I 373 Commandement des éléments air en Algérie 4/360. - Infrastructures 1958-1962

I 1020 Compagnie de l'air 2 /142. - Équipement et installations 1962

I 620, 622, 640 Détachement de terrain d'opération n° 37/540, 38/540, 43/540. - Infrastructures 1956-1961

I 640 Détachement de terrain d'opérations n° 30/215. - Infrastructures 1963

I 758 Groupe de commandos de parachutistes de l'air n° 541. - Travaux 1958-1960

I 642-643, 646, 648 531e demi-brigades des fusiliers de l'air 1/531, 2/531, 3/531 bataillon. - Infrastructures 1956-1957

I 671, 689, 697 Bataillons de fusiliers de l'air 2/541, 4/541, 5/541. - Infrastructures 1956

I 729 543e demi-brigade de fusiliers de l'air. - Infrastructures 1956

I 738 Bataillon de l'air 1/546. - Infrastructures 1956

SERIE Z : FONDS D'ARCHIVES ENTRES AU SHAA PAR VOIE DE DONS, PRETS OU ACHATS

Z11578 Don service d'archives du génie de l'air. - Plans et notices sur des 1931, installations aéronautiques à caractère technique 1953-1957

Z11614 Don ingénieur général Thouvenot. - CR et PV intérieurs à la DIA 1945-1950

Z 12936 Don de Ladoucette. - Archives du ministre de l'Air Guy La Chambre 1937-1940

Z 15424 Don général Lamontagne. - École militaire d'infrastructure 1915-1923

Z 28781-28753, 28755-28757, 28759-28773 Don SHAT : - Déclarations d'utilité publique d'infrastructures aériennes, expropriations pour la création ou l'extension d'infrastructures aériennes 1920-1938

Z 28783 - Opérations de caractère immobilier 1954

Z 28787-28788 - Changement d'utilisation d'infrastructures 1958-1959

Z 29439 Don Michel : - Installations de l'aéronautique militaire aux colonies, infrastructure de la base de Marrakech 1930-1940

Z 32930 Infrastructure en AEF, Algérie 1932-1936

Z 31933 Don colonel Deguigny. - Aide-mémoire pour les travaux du génie 1933

Z 32923 Don Bellenger-Moreau. - Extrait du Journal officiel portant création

de la commission de l'infrastructure de l'air 1934

Symbolique

La DIA ne posséda jamais d'insigne homologué. L'insigne de la DCIA, un « écu hexagonal d'azur foncé à la filière ouverte aux quatre points écartelé avec, en abîme, un bâtiment vidé stylisé avec toiture à la risberme mise en bande également vidée de six traits et rompue d'une pointe brochant à dextre du chef, le tout d'or », fut homologué le 24 juillet 2000 sous le numéro A1323. Cet insigne est conservé par la division symbolique.

Histoire orale

La section histoire orale a recueilli le témoignage du général Alibert (interview n° 602), directeur militaire adjoint de 1965 à 1967, puis directeur de l'infrastructure de l'air de 1974 à 1976. À noter également la présence d'informations succinctes relatives à l'infrastructure pendant la Seconde Guerre mondiale, dans les colonies, sur le théâtre d'opération de la guerre du Golfe ou en France dans les interviews suivantes :

- Général Brohon (n° 146)

- Commandant Van Wymeersch (n° 454)

- Lieutenant-colonel Deslorieux (n° 493)

- Général Delachenal (n° 502)

- Lieutenant-colonel Constant (n° 508)

- Général Grigant (n° 544)

- Monsieur More (n° 547)

- Commandant Antoine (n° 552)

- Général Gazzano (n° 585)

- Colonel Vauchy (n° 595)

- Commissaire-commandant Bourdeau (n° 630)

- Général Gellibert (n° 659)

- Commandant Lorillon (n° 662)

- Général Fleury (n° 665)

Audiovisuel

Les nombreux reportages effectués sur les bases aériennes permettent de voir la plupart des installations de l'armée de l'air. En outre, trois sujets plus spécifiquement relatifs à l'infrastructure ont fait l'objet d'un reportage :

9 AV 293 : Réfection d'une piste à Avord

9 AV 553 : Génie de l'air à Vouzier

9 AV 559-566 : Génie de l'air à Grostenquin

Photothèque

La photothèque conserve un grand nombre de photographies relatives aux différentes bases, dépôts et sites de l'armée de l'air en métropole et outre-mer. Hormis le mot-clé « infrastructure », le chercheur est invité à consulter les entrées suivantes dans le fichier:

- Bases aériennes

- Dépôts

- Détection (radar)

- Hangar

- Fortification

- Pistes

- Poste de police

- Signalisation

- Sites

- Terrains

- Tour de contrôle

- Transmission

Bibliothèque

Outre les quelques articles à caractère général répertoriés dans la bibliographie, les journaux des bases aériennes, également conservés par la bibliothèque, évoquent les faits marquants en matière d'infrastructure.

2- DIRECTION GENERALE DE L'AVIATION CIVILE

Étroitement complémentaires du fonds de la direction de l'infrastructure de l'air, les archives de la direction générale de l'aviation civile, et particulièrement de son service des bases aériennes, sont versées au Centre des archives contemporaines des Archives nationales, à Fontainebleau.Ces archives sont décrites dans la base de données informatique PRIAM III, consultable dans ce Centre.

Le chercheur peut également s'adresser pour orientation à la section archives de la direction générale de l'aviation civile (50 rue Henri Farman, 75720 Paris Cedex, tel. : 01 58 09 39 37), qui dispose d'un fichier alphabétique des noms de bases aériennes et aérodromes.

3- ARCHIVES DEPARTEMENTALES

Les services d'archives départementales conservent les archives des directions départementales de l'Équipement. Toutefois, les dossiers de ces services relatifs aux infrastructures aéronautiques militaires ont une durée d'utilité administrative très longue, que ces infrastructures soient encore en service ou qu'elles aient connu une reconversion civile. De ce fait, peu d'entre eux ont été versés aux archives départementales, qui peuvent néanmoins conserver des documents antérieurs à 1940 en sous-série 6 S « Transports aériens et météorologie ».

La presse locale, les archives iconographiques ou audiovisuelles de ces services constituent d'autres sources à ne pas négliger dans le cadre d'une recherche sur un site particulier.

Biographie et histoire

LES SERVICES EN CHARGE DE L'INFRASTRUCTURE DE L'ARMEE DE L'AIR

L'infrastructure aéronautique militaire, essentielle au bon accomplissement des missions de l'armée de l'air, reste depuis l'origine étroitement liée au monde civil. Dans ce domaine en effet, la réunion sous la responsabilité du ministre de l'air de l'aéronautique militaire et de l'aviation civile, dans les années trente et de l'après-guerre, a marqué d'une empreinte durable et originale l'organisation des services en charge de l'infrastructure dans l'armée de l'air. Placée sous la responsabilité d'une direction de l'armée de l'air, la réalisation des infrastructures fait appel à des services dépendant du ministère en charge de l'équipement et des transports.

La genèse

Avant le décret du 21 octobre 1933, l'organisation des services en charge des infrastructures aéronautiques se caractérise par la coexistence de nombreux organismes. Ainsi, la direction générale technique, dépendant du ministère de l'air, remplissait la fonction de service d'infrastructure, la direction de l'aéronautique civile, dépendant depuis 1931 du ministère des travaux publics et de la marine marchande, s'occupait des travaux à caractère civil, tandis que les directions des forces aériennes de terre - section bâtiments et terrains, des forces aériennes de mer - section bâtiments et terrains, la 3e section du cabinet du ministre et un service des bases remplissaient ces fonctions dans un cadre militaire. Service extérieur chargé des relations avec les services locaux des ponts et chaussées, tant pour les travaux civils que militaires, ce service des bases cumulait parfois ce rôle avec celui d'exécutant pour certains travaux et exerçait également la fonction de service d'études ou d'inspection.

Le décret du 21 octobre 1933 vient modifier en profondeur l'organisation antérieure, déficiente par son manque de coordination et d'unité, mais aussi par la confusion permanente qu'elle engendrait entre questions de matériel et d'infrastructure. Désormais, à l'échelon central du ministère de l'air, l'administration ne comporte plus que la section centrale des travaux de l'aéronautique complétée par deux services extérieurs, la section des études et signaux et un service des travaux et installations aéronautiques de la région parisienne. L'administration centrale se chargeait de régler l'ensemble des questions relatives à l'acquisition, la construction et l'entretien des aérodromes et de toute installation nécessaire aux besoins de l'aviation civile, mais aussi et surtout au vu du contexte international, de la défense nationale. L'exécution des travaux revenait aux services locaux des ponts et chaussées, aux services du génie, aux directions des travaux maritimes et au service des travaux et installations de la région parisienne. Cette organisation ne tint que quelques mois, remplacée dès le décret du 5 mars 1934 par une direction des travaux et installations à l'échelon central, administrativement autonome et dépendant directement du ministre, et un seul service extérieur, le service des études et de la signalisation. Les questions immobilières étaient quant à elles du ressort d'un service central commun dépendant du ministère des Armées, tandis que l'exécution des travaux revenait à compter du 1 juillet 1937 aux chefferies de l'air pour les infrastructures militaires. L'instauration de l'État français se traduisit par le passage successif de ces questions à la direction de l'infrastructure, puis à la direction du génie de l'air et, enfin, à la Libération, à la direction des travaux et installations de l'air par instruction de la France libre de juin 1944, texte qui ne fut jamais véritablement appliqué en raison des nouvelles dispositions législatives prises lors de la réorganisation de l'administration centrale du ministère de l'air en octobre 1944.

La direction des installations et travaux de l'air : première organisation de l'après-guerre

L'arrêté du 7 décembre 1944 créa la direction des installations et travaux de l'air (DITA), dont l'organisation est fixée par les notes n° 2192/CAB/CIV et 369/DITA/CAB du 6 janvier 1945. Selon l'instruction d'application, la DITA a pour attributions la définition des besoins, l'établissement des programmes, les projets techniques et l'exécution des travaux. Ainsi, après avoir soumis à l'approbation du ministre les programmes des utilisateurs, auxquels elle ajoute des observations techniques et budgétaires, la DITA prépare ou fait préparer les projets techniques. Dans ce cadre, elle étudie, aménage, équipe et entretient les terrains, les installations à terre de l'armée de l'air, de l'aéronautique navale, de l'aviation civile métropolitaine et coloniale, ainsi que les installations techniques et industrielles du ministère de l'air. De plus, la DITA gère le domaine correspondant, établit son budget et gère les crédits relatifs à ses attributions. Afin de mener à bien cette mission, la DITA comprend une administration centrale, deux sous-directions, six directions régionales, trois services extérieurs, dont deux en rapport avec le génie de l'air, et des services constructeurs.

Si les utilisateurs sont responsables de la définition des besoins, la DITA et les services constructeurs ont le devoir de satisfaire leur demande. Pour cela, une liaison permanente entre la région aérienne, la subdivision aérienne ou le commandement de l'air, la délégation régionale de chacune des directions ou services utilisateurs et la direction générale ou le service des installations et travaux correspondants est indispensable. À l'échelon central, la DITA travaille en coordination avec l'état-major général de l'armée de l'air, mais aussi de la marine, la direction des transports aériens, la direction technique et industrielle, la direction de l'intendance et de l'administration, les services du matériel, des sports aériens, de santé, des œuvres sociales. Ces directions dépendaient toutes directement de l'état-major de l'armée de l'air ou du ministère en charge de l'armée de l'air.

Le secrétariat général à l'aviation civile et commerciale

En novembre 1945, suite au décret n° 45-0127, le ministère de l'air perd ses compétences en matière d'aviation civile, transférées au ministère des travaux publics et des transports à la création du secrétariat général à l'aviation civile et commerciale (SGACC) au sein de ce ministère. L'importance du SGACC dans le processus de réalisation des infrastructures militaires mérite de s'attarder quelque peu sur celui-ci. La création du SGACC, dépendant du secrétariat d'État aux travaux publics, aux transports et au tourisme, lui-même rattaché au ministère des travaux publics et des transports, répondait aux besoins nés du développement de l'aviation civile et commerciale. L'aviation légère et sportive, appelée auparavant service des sports aériens, dépendait également du SGACC. Son rôle de coordination et de direction s'étendait de la formation et du suivi du personnel à la réglementation juridique ou technique. L'administration centrale du SGACC comprenait à sa création une direction des transports aériens, une direction de la navigation aérienne, une direction des bases aériennes, le service de la météorologie nationale, le service de l'aviation légère et sportive, une sous-direction centrale administrative.

La direction des bases aériennes, qui aurait dû, d'après le texte officiel, porter le nom de direction des travaux et installations de l'air, voyait ses attributions restreintes par rapport à l'ancienne DITA. Cette direction du secrétariat général à l'aviation civile et commerciale se voyait chargée, à la lecture du décret du 12 septembre 1946, de créer, aménager et entretenir les aérodromes et aéroports et les installations immobilières de l'infrastructure air civile et militaire. Elle avait également à préparer les conventions fixant les conditions d'utilisation, lorsque celle-ci est liée à la construction, et établir les programmes de travaux, suivant ensuite leur réalisation. D'autres fonctions de moindre importance sont rattachées à cette direction, à savoir l'application des servitudes aériennes tout comme le contrôle des projets et de leur bonne exécution sur les aéroports privés, prouvant le caractère mixte de l'organisation. Le décret n° 49-448 du 31 mars 1949 étendit les attributions de la direction des bases aériennes, désormais chargée de créer, aménager et entretenir l'infrastructure aéronautique et d'administrer le domaine de l'aéronautique civile et militaire, mais aussi d'adapter à la demande l'offre en infrastructures aéroportuaires civiles.

Composée de six bureaux, la direction s'appuie sur trois services centraux d'exécution :

- le service technique des bases aériennes,

- l'établissement du matériel des bases aériennes,

- le service central du domaine des bases aériennes.

Ceux-ci agissent dans le cadre des ordres, instructions et directives du ministère, mais sous la responsabilité du chef de service.

Les services constructeurs locaux, également organes d'exécution, sont sous la direction des ponts et chaussées. Les ingénieurs des services ordinaires et des directions des travaux maritimes exercent également sur les bases aériennes. La plupart des services ordinaires des ponts et chaussées disposaient par conséquent d'une cellule spécialement chargée de cette mission : selon l'importance des travaux, elle revêtait l'apparence d'un arrondissement, d'une subdivision ou d'un bureau d'études. Dans les départements les plus densément occupés par l'armée de l'air, un service spécial était même mis en place.

Le service central de l'infrastructure

Dans le même temps, en vertu du décret n° 47-818 du 10 mai 1947, le secrétariat d'État à l'air dispose à compter du 1er avril 1948 d'un service central de l'infrastructure (SCI), chargé de la définition des programmes et de leur notification au ministère des travaux publics, qui demeurait néanmoins le maître d'œuvre.

Sous la direction d'un chef assisté d'un adjoint, le Service central de l'infrastructure comporte alors trois sections, technique, domaniale et administrative, ainsi que des établissements spéciaux relevant directement du secrétariat d'État, notamment des magasins de stockage. Ses missions, définies dans l'arrêté, étaient les suivantes :

- préparation et approbation des programmes généraux d'infrastructures, de travaux et d'acquisition,

- notification des programmes approuvés aux intéressés,

- organisation des établissements de stockage,

- préparation de la réglementation générale relative à la gestion du domaine,

- préparation du budget en collaboration avec le secrétariat d'État aux finances,

- conseil et coordination de l'action de l'état-major général et des directions de services pour tout ce qui concerne les installations immobilières,

- représentation du secrétariat d'État à l'air auprès des autres départements ministériels pour les questions intéressant le domaine immobilier de l'air.

Le décret n° 47.1874 du 16 septembre 1947 fut le premier texte fixant explicitement et conjointement les attributions du SCI et de la direction des bases aériennes, donc d'organismes relevant de deux ministères, dans le cadre de la structure gouvernementale de la IVe République. Ainsi, tandis que le ministère de l'air arrête les programmes généraux de construction, d'aménagement, de réparations d'envergure et d'entretien des aires et bâtiments affectés à son département, le service central de l'infrastructure centralise les demandes. Ensuite, le ministère des travaux publics et des transports, par l'intermédiaire de la direction des bases aériennes, se charge des études et travaux relatifs à la création et l'entretien des bases aériennes ou de tout autre établissement ayant des installations et des servitudes communes. La direction des bases aériennes s'occupe également de la conception et de l'acquisition des bâtiments démontables ainsi que des engins d'aménagement de terrain. Le décret fixe par ailleurs les règles de gestion du domaine correspondant. Cette organisation perdure jusqu'en 1951, illustrant la volonté affichée après-guerre par le gouvernement de regrouper les responsabilités civiles et militaires. Le maintien d'une unité de vue et d'action dans l'équipement et la gestion domaniale des aérodromes de toutes catégories constitue le principal intérêt de l'organisation mise en place, avec la rationalisation des moyens.

La direction de l'infrastructure de l'air : reprise en main de l'infrastructure par l'armée de l'air

En 1950, les tensions nées de la guerre froide s'exacerbent. Cette évolution du contexte international convainc les autorités de la nécessité de mettre à disposition de l'armée de l'air un service d'infrastructure qui lui soit propre, de la conception à l'exécution des projets. L'élargissement des attributions devait en effet permettre la réalisation rapide d'un important programme de travaux pour l'OTAN et la construction de 17 bases aériennes, en réponse à la menace soviétique. Les décrets n° 51.195 et 51.196 du 21 février 1951, confirmés par un arrêté ministériel le 22 février et par un arrêté du 26 avril 1951, entérinaient cette volonté de changement et définissaient une nouvelle organisation de la direction de l'infrastructure.

Le précédent décret sur les installations immobilières de l'air, datant du 16 septembre 1947, correspondait au besoin d'une époque où les travaux du département de l'air étaient, par leur importance et leur durée d'exécution, comparables à ceux de l'aviation civile et commerciale. La nouvelle organisation constituait un compromis s'efforçant de concilier le souci d'économie et celui, indispensable, d'efficacité accrue. Désormais, le ministre en charge de l'armée de l'air arrête les programmes d'infrastructure de l'armée de l'air et en fait assurer l'exécution par un ensemble d'organismes préexistants : devant les difficultés rencontrées pour créer rapidement des services constructeurs qui lui soient propres, c'est cette solution qui fut préconisée.

Ainsi, les services locaux des bases aériennes exécutaient les travaux sur les aérodromes, des ingénieurs en chef des Ponts et chaussées supervisant le travail, tandis que la réalisation des travaux hors des aérodromes incombait au génie de l'armée de terre, sauf en région parisienne. Dans les colonies, ce rôle revenait aux services d'infrastructure aéronautique. La coopération entre les ministères des armées et des travaux publics se traduisait donc par la mise à disposition de l'armée de l'air de nombreux services constructeurs : 180 vers 1960. Le service de l'infrastructure leur notifiait, en tant qu'interlocuteur unique, les instructions et versait les crédits nécessaires à la réalisation des travaux.

Le secrétaire d'État ou le ministre aux forces armées air arrête les programmes généraux de construction, d'aménagement et d'entretien des aires, bâtiments et installations lui étant affectés ou mis à la disposition d'établissements publics et sociétés de constructions aéronautiques qu'il subventionne. Il fixe également les règles générales de gestion de ce domaine.

Le ministère des travaux publics, des transports et du tourisme est, pour sa part, toujours chargé :

- des études, travaux et fournitures relatifs à la création, l'aménagement et l'entretien des bases aériennes ainsi que des établissements ayant des installations ou des servitudes communes avec celles-ci,

- de la gestion des bases aériennes et des établissements ayant des installations ou des servitudes communes avec celles-ci,

- de l'étude et de l'acquisition des bâtiments démontables,

- du contrôle de l'exécution par des établissements publics ou de toute autre société des installations immobilières financées sur son budget.

Le secrétariat d'État aux forces armées est quant à lui chargé :

- des études et travaux de création ainsi que de l'entretien des immeubles hors des aérodromes et totalement indépendants de ceux-ci,

- des études, de l'acquisition et le stockage des engins d'aménagement de terrains,

- de la gestion des immeubles dont la construction lui est confiée.

Les services du génie reçoivent la charge des opérations immobilières du département de l'air n'ayant aucun rapport avec un aérodrome, et précédemment dévolues aux services des bases aériennes.

Simultanément, le secrétaire d'État aux forces armées air devient l'autorité directe des services de bases aériennes, dépendant jusqu'ici du ministère des travaux publics et des transports, pour les travaux leur restant attribués. Ces fonctions s'exerçaient sous la responsabilité du ministre des armées pour la gestion financière et sous l'autorité directe du secrétariat d'État aux forces armées air pour les autres composantes de sa mission.

Bien que le décret du 16 septembre 1947 ait prévu que les études, les travaux de création et d'entretien, la gestion domaniale des établissements étrangers au fonctionnement des aérodromes ne seraient pas obligatoirement à la charge des services des bases aériennes, ces derniers devaient dans la réalité assurer la quasi totalité des opérations. Afin de remédier aux problèmes causés par cette surcharge de travail, ces travaux furent pris en charge à partir de 1951 par les services du Génie, sauf en région parisienne, dans laquelle les services des travaux immobiliers aéronautiques étaient dimensionnés pour répondre à ces besoins. L'article 4 du décret du 21 février 1951 prévoyait néanmoins que, lorsque les circonstances l'exigent, les services des bases aériennes conservent ou reprennent certaines prérogatives. Hors périodes exceptionnelles, ils restent chargés des opérations immobilières concernant les aérodromes et autres installations nécessaires à leur exploitation, mais aussi les établissements dès lors qu'ils partagent l'utilisation des biens avec les aérodromes. Ces travaux sont exécutés par les services des bases aériennes sous l'autorité directe du ministre des travaux publics, des transports et du tourisme, sauf pour les cas évoqués par les arrêtés interministériels du 21 février 1951 et du 26 avril 1951, qui permettent au secrétaire d'État air aux forces armées air de se substituer à lui. Face aux incertitudes engendrées par cette nouvelle organisation et en raison de l'aisance avec laquelle il est possible de les amender, seuls des décrets et arrêtés furent rédigés. La collaboration fructueuse entre les ingénieurs de l'État et le monde industriel pour la réalisation de travaux essentiels au bon déroulement des missions de l'armée de l'air dissipa finalement rapidement les craintes.

Avec les décrets de 1951, la volonté affichée en 1947 de regrouper des organismes de l'ancienne DITA au sein du ministère des travaux publics est abandonnée. Le secrétaire d'État aux forces armées air reprend en grande partie l'indépendance perdue depuis la guerre.

De la direction de l'infrastructure de l'air à la direction centrale de l'infrastructure de l'air

Cette organisation connut quelques modifications au fil du temps. Ainsi, le décret n° 58-25 du 14 janvier 1958 précise que la direction de l'infrastructure air (DIA) exerce seule sa compétence pour les travaux de génie civil, l'entretien immobilier, la gestion des matériels d'infrastructure, la gestion domaniale au profit de l'EMAA, de la DCMAA, de la DTCA et de la DCCA. Elle partage toutefois sa compétence avec les directions interarmées pour les travaux d'équipement. La filiation hiérarchique de la DIA fut quant à elle précisée par le décret n° 61¬307 du 5 avril 1961. Ainsi, si elle relève toujours directement du ministre des armées pour la responsabilité de sa gestion financière, elle dépend du secrétaire général à l'administration pour la construction des logements militaires et du chef d'État-major pour la préparation des programmes de travaux, la préparation et l'exécution du budget, l'administration du domaine aéronautique militaire et des matériels d'infrastructure. Quelques mois plus tard, un arrêté du 25 août 1961 définit l'organisation interne de la DIA. Elle est dirigée par le directeur de l'infrastructure, assisté d'un officier général de l'armée de l'air, directeur adjoint, d'un ingénieur général des Ponts et chaussées, adjoint, et d'un sous-directeur administratif. Elle dispose à son service des bureaux suivants :

- un bureau militaire composé d'officiers de l'armée de l'air et du génie de l'armée de terre,

- des bureaux d'études et de travaux,

- des bureaux de la sous-direction administrative.

Le décret n° 83-105 du 14 février 1983 fixant l'organisation et les attributions du service de l'infrastructure de l'air précise ses compétences en matière d'installations immobilières de l'armée de l'air. La structure du service ne connut pas toutefois de bouleversement majeur. Ainsi, il comprend une direction centrale et des organismes extérieurs directement rattachés à elle, à savoir l'établissement central de l'infrastructure de l'air, l'échelon central de neutralisation et de destruction d'explosifs (NEDEX) et les formations du génie de l'air. Le directeur central, officier supérieur, directement responsable de l'administration du service devant le ministre de la défense, est placé sous l'autorité du chef d'état-major de l'armée de l'air. Le directeur central dispose en outre d'un officier supérieur adjoint, d'un commissaire conseiller technique et d'un officier coordinateur informatique.

La DIA, élément du service de l'infrastructure, établit et fait réaliser les programmes d'infrstructures selon les directives du chef d'état-major de l'armée de l'air, participe à la gestion du domaine militaire, assure la fourniture, l'entretien et le stockage du matériel d'infrastructure et du matériel au sol, participe à la préparation mais aussi à l'exécution du budget. Pour mener à bien cette mission, elle se divise en trois sous-directions :

- « plans-programmes » participant à l'élaboration du programme des travaux neufs et veilant à leur exécution,

- « technique » donnant un accord technique aux avant-projets présentés par les services constructeurs locaux,

- « administration », chargée de la gestion du domaine, des servitudes aéronautiques et du financement.

La réalisation des programmes d'infrastructures incombe toujours à des services extérieurs, le génie pour les travaux hors aérodromes, les services du ministère en charge de l'aviation civile sur les aérodromes. Sur décision du ministère de la défense, les prestations peuvent être également assurées par le service des travaux immobiliers et maritimes. Le service de l'infrastructure de l'air est donc comme auparavant constitué d'organismes extérieurs à l'armée de l'air, de la direction de l'infrastructure de l'air qui sollicite ceux-ci pour le compte de l'EMAA, de l'entrepôt de l'infrastructure de l'air basé à Chartres, puis de l'établissement central de l'infrastructure à Bordeaux-Beauséjour. En 1989, la DIA comprend une centaine de personnes, dont une vingtaine d'ingénieurs ou techniciens supérieurs provenant du ministère chargé de l'équipement et des transports, dirigés par un officier général de l'armée de l'air.

Un arrêté interministériel en date du 5 novembre 1991, portant organisation du service de l'infrastructure de l'air, abrogeant le décret du 14 février 1983, entraîne quelques modifications dans l'organigramme. Ainsi, la direction centrale de l'infrastructure de l'air (DCIA), succédant à la DIA, comprend désormais quatre sous-directions :

- « plans-programmes », en charge des programmes d'infrastructure et de la surveillance de leur exécution,

- « technique », compétente en matière d'études et de travaux, placée sous la direction d'un ingénieur des ponts et chaussées,

- « administrative », gérant le budget d'infrastructure de l'armée de l'air,

- « génie de l'air », chargée de toutes les affaires techniques intéressant les formations du génie de l'air, placée sous la direction d'un officier supérieur de cette arme.

Malgré une nouvelle réorganisation, la DCIA comprenait toujours, en 2000, quatre sous-directions aux attributions et dénominations proches de celles de leurs prédécesseurs :

- sous-direction « prospective logistique »,

- sous-direction « opérationnelle et technique »,

- sous-direction « administrative et financière »,

- sous-direction du « génie de l'air ».

À cette même date, le ministère chargé de l'équipement, des transports et du tourisme met toujours à disposition de la DCIA plusieurs services spécialisés : le service des bases aériennes, organisme d'étude et de réalisation des matériels, le service technique des bâtiments, le laboratoire des ponts et chaussées, les centres d'études techniques de l'équipement.

Rationalisé en 1951 devant les craintes issues de la guerre froide, le traitement des questions d'infrastructures au sein de l'armée de l'air fit par la suite de nouveau l'objet de réorganisations destinées à accroître son efficacité. Ainsi, grâce à ces constantes évolutions et à sa réactivité, lorsque l'armée de l'air entreprit un vaste programme de durcissement des bases aériennes afin de protéger la force nucléaire et l'aviation de combat au début des années 1960, la DIA fut en mesure de réaliser plus de 300 abris pour le personnel et de 400 autres abris destinés aux appareils. De même, l'accueil des matériels aéronautiques nouveaux conduit régulièrement le service de l'infrastructure air à concevoir de nouvelles installations pour recevoir et entretenir les avions. La DCIA s'appuie sur une structure déconcentrée originale, composée de services extérieurs dépendant du ministère en charge de l'équipement et des transports et de celui chargé de la défense, tandis que la réalisation des travaux revient le plus souvent désormais à des sociétés civiles. Les unités du génie de l'air conservent cependant la mainmise des opérations en temps de guerre, preuve de la spécificité et de l'importance de l'infrastructure dans l'armée de l'air.

Dernière modification le 10/02/2022