La gendarmerie et l’après Première Guerre mondiale.

GD 2007 ZM 1 5549

La Première Guerre mondiale a constitué une véritable épreuve morale pour les gendarmes. Partageant le même allant guerrier que leurs concitoyens, les gendarmes auront dû toutefois assumer un ensemble de tâches certes nécessaires, mais peu valorisées : surveiller les prisonniers, aider à la logistique des ravitaillements, contrôler les mouvements des civils et bien sûr les mouvements des soldats, que ceux-ci soient au front ou à l’arrière. Le gendarme qualifié de « cogne » et d’« embusqué » sera l’objet d’une inimitié certaine de la part des poilus ; inimitié qui s’exprimera dans l’après-guerre par le refus qui leur sera fait de bénéficier du statut d’ancien combattant.

Dans un rapport de 1919, le colonel Debeugny, commandant la 9e légion de gendarmerie départementale de Tours procède à un retour d’expérience de l’action de la gendarmerie au cours de la Première Guerre mondiale et à un état des lieux de l’arme après la fin des hostilités. Ce rapport donne à entendre à la fois le désarroi de nombre d’officiers et de sous-officiers face aux reproches de la société civile et la volonté de rendre à l’institution gendarmerie la considération que doit lui valoir l’exercice de ses missions.

Le rapport du colonel Debeugny est librement communicable.

Voir le rapport complet

 

 

Imprimer la page

Dernière modification le 14/04/2021

Partager: Share